La disparition de l’Amazona violacea a eu lieu au cours du
XVIIIème siècle et a été causée
par la chasse excessive dont il a fait l’objet par les colons
européens.
Le
Perroquet de Guadeloupe était un gibier très prisé.
En amateur de bonne chair, le Père Tertre nous apprend ainsi
que la chair de ce volatil contractait l’odeur du fruit ou
de la graine ingérée :
«
(…) Le goust de sa chair est excellent mais changeant selon
la qualité de la nourriture qu’il prend / car s’il
mage de la graine de bois d’Acajou, sa chair a un goust d’ail
assez agréable ; s’il mange de la graine de bois d’Inde,
elle sent le cloud de girofle et la cannelle ; si ce sont des graines
amères, il devient amer comme fiel quand il mange de la Ienipa,
sa chair devient toute noire mais elle ne laisse pas d’estre
de très bon goust ; mais lors qu’il se nourrit de prunes
de Momins, de Cachimas et de Goüyaves, il devient si gras qu’il
semble n’estre qu’un morceau de graisse, et alors nos
François qui en font une estrange dégast , sont contraints
de tirer la graisse de la marmite avec une cuillère à
pot, afin que l’on en puisse manger le pottage. (…)
»
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Goyavier, cachiman et mombin (de gauche à droite).
Extrait des planches illustrées originales parues dans
"Histoire générale des Antilles habitées
par les François" du Révérend
Père
Du Tertre. |
Remarque
: ambiguïté du cas de
l'Anodorhynchus purpurascens
Cette espèce décrite par Rothschild (1905) d’après
quelques lignes de Don de Navaret, était entièrement
pourpre avec les ailes bordées de rouge. Mais d’après
Snyder, Wiley et Kepler (dans leur ouvrage « The parrots
of Luquillo »), cette description semble plutôt basée
sur celle de l’Amazona violacea ou d’un spécimen
d’Anodorhynchus hyacinthus voire d’une des espèces
d’Aras violets d’Amérique du Sud. Cette hypothèse
semble d’autant plus plausible que ni Du Tertre ou Labat
n’en font mention dans leurs récits.
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