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GRAND AMÉIVE Ameiva Major (Duméril et Bibron, 1839)
Distrubution géographique - Description - Biologie - Dates et causes de la disparition
voir aussi : Les REPTILES dans la CARAÏBE
l'AMÉIVE de GUADELOUPE
L'HOLOTRIPIDE ROQUET
SYSTÉMATIQUE
Règne : Animal
Phylum : Cordés
Subphylum : Vertébrés
Classe : Reptiles
Ordre : Sauamates
Famille : Téiidés
Genre : Ameiva
Espèce : Major
Nom latin :
Ameiva Major
Nom commun français :
Grand Améive

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

 

Sa répartition était restreinte aux Iles de la Petite Terre, à quelques kilomètres au Sud de la Désirade. Cet améive a longtemps été considéré comme habitant – à tort – à la Martinique (commune de La Trinité). Il colonisait les milieux sableux de Petite Terre.

 


DESCRIPTION


Le grand améive pouvait selon Brygoo (1989) atteindre 506 mm de longueur dont les 3/5 rien que pour la queue.

Le dessus de la tête tend vers le rouge tandis que la face supérieure du corps ainsi que les flancs étaient d’un vert olive. Les jeunes sujets présentaient à cet endroit deux raies fauves ou jaunes s’estompant avec l’âge ; elles s’étendent pour l’une « le long du haut du tronc, jusqu’au haut de la cuisse » et pour l’autre « le long du côté du cou et du dos », à partir de l’extrémité postérieur du sourcil jusqu’à la région lombaire (BREUIL 2002).

Les flancs et les bords externes des quatre pattes étaient semble-t-il verts.

Le dessous du corps était coloré en jaune verdâtre. Les doigts, les jambes, une partie de la queue étaient teintée d’orangé.

Le grand améive présente en outre deux caractéristiques qui l’éloignent de toutes les autres espèces d’améives des Petites Antilles (Baskin et William 1966).

BIOLOGIE


Le grand améive colonisait les milieux sableux de la Petite Terre.
Aucune donnée n’existe quant aux modalités de la reproduction de cette espèce qui doivent être assez proches de celles de l’Amèive de Plée Ameiva plei.

 

DATES ET CAUSES DE LA DISPARITION


Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer la disparition de cette espèce (BREUIL) :

- La réduction de l’habitat : l’exploitation des îles pour l’agriculture qui a fortement réduit les surfaces d’espaces naturels
- La prédation du rat noir Rattus rattus sur les œufs
- Une compétition pour les sites de ponte avec l’iguane Iguana delicatissima
- Les immersions successives des Iles de la Petite Terre suite à :
• des tremblements de terre (comme celui - d’une intensité de 9 sur l’échelle de Ritcher - ayant détruit le 8 Février 1843 la Ville de Pointe à Pitre, a déclenché un raz-de-marée impressionnant)
• des éruptions volcaniques sous-marines (celle du Banc de Colombie en 1843)
• des cyclones générant des houles cycloniques dévastatrices
Le tort de ces animaux est de vivre, contrairement à tous les autres reptiles et en particuliers à tous les autres lézards, dans le sable. En cas d’immersion ou de départ de sable dû à une houle cyclonique, ils sont noyés ou délogés, à la merci de prédateurs et des facteurs climatiques extrêmes.

 

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