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INTRODUCTION GÉNÉRALE
 

L’extinction d’une espèce est un phénomène graduel ou rapide conduisant à sa disparition définitive et non réversible.
En d’autres termes ce terme désigne la disparition totale (et sans aucun doute) d’une espèce de la surface du globe.

Selon l’IUCN, un taxon est dit Éteint lorsqu’il ne fait aucun doute que le dernier individu est mort. Un taxon est présumé Éteint lorsque des études exhaustives menées dans son habitat connu et/ou présumé, à des périodes appropriées (rythme diurne, saisonnier, annuel), et dans l’ensemble de son aire de répartition historique n’ont pas permis de noter la présence d’un seul individu. Les études doivent être faites sur une durée adaptée au cycle et aux formes biologiques du taxon.

20 à 25 % des espèces d’oiseaux existant sur notre planète, soit un peu plus de 2000, ont disparu tout au long de ces 2000 dernières années principalement du fait de l’action (directe ou indirecte) de l’homme.

Au cours des 400 dernières années, il a été recensé :

- plus de 484 extinctions espèces animales dont 163 espèces d’oiseaux et de mammifères,
- et 654 extinctions d’espèces végétales.

Le taux d’extinction dans les temps historiques est nettement plus élevé que la moyenne dans l’histoire de la vie sur notre Planète bleue. En effet, pour cette seule période, :

- Concernant les mammifères celui-ci est 100 fois plus élevé que la moyenne indiquée par les données fossiles,
- Concernant les oiseaux, il est 1000 fois plus élevé !!!

La région caribéenne a payé un lourd tribu dans ce domaine.

(Voir : Tableau des Espèces disparues dans la Région Caraïbe)

La classe la plus touchée par ce phénomène reste les oiseaux et en particulier les psittaciformes.

Les psittaciformes est l’ordre des perroquets et des perruches. Ce sont des oiseaux très répandus dans une grande partie des régions tropicales. Leur caractéristique principale demeure dans la forme du bec proche de celle des rapaces, à la différence qu’à contrario de celui de ces derniers, il est beaucoup plus robuste et haut placé au niveau du crâne.

La mandibule supérieure (l’équivalent de notre mâchoire supérieure) est plus courte, massive et mobile que la mandibule inférieure. La langue des oiseaux de cet ordre est charnue est assez fréquemment garnie à son extrémité de petites verrues filiformes.

L’autre caractéristique notable de ce groupe réside dans la disposition des doigts : 2 d’entre eux sont tournés vers l’avant et les deux autres (le 1er et le 4ème) vers l’arrière. Ceci leur permet à l’instar des pics ( ex : le Pic de Guadeloupe) de grimper , de saisir solidement leurs aliments avec une patte et de les porter à leur bec.

L’ordre des psittaciformes ne comprend qu’une seule famille : celle des psittacidés.

(Voir : les psittacidés)

Les membres de cette famille qui comptent environ 363 espèces réparties pour une grande partie, dans les régions tropicales de l’hémisphère Sud (Australie, le continent sud américain ), se caractérisent par :

- une taille de 8 cm à 1 m (de la tête à l’extrémité de la queue),
- un bec épais aux mandibules quasiment égales en hauteur, la mandibule supérieur étant garnie d’une cire et parfois de plumes à la base,
- une langue épaisse et charnue bordée et terminée par des piquants cornés,
- des tarses ( partie antérieure des pattes) courts mais forts,
- la vivacité des couleurs du plumage aussi bien chez le mâle que chez la femelle,
- un dimorphisme sexuel peu important,
- les ailes sont longues et pointues,
- quant à la queue, si elle n’est jamais fourchue, elle peut être longue et étagée ou fourchue.
- Par ailleurs, ce sont des oiseaux de forêts vivants en petits groupes qui peuvent être important quant au nombre d’individus qu’ils comptent
- Les nids sont généralement aménagés dans des cavités (arbres, rochers, ou encore au niveaux de talus).

C’est également l’ordre qui, chez les oiseaux, a connu le plus grand nombre d’extinction au cours des deux derniers siècles.

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