| SYSTÉMATIQUE |
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| DISTRIBUTION
GÉOGRAPHIQUE |
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Selon
le Père Du Tertre, ce lézard se trouve «
dans quelques petites Isles, qui sont dans les Culs-de-sacs de la
Guadeloupe ». Des fossiles de cette espèce ont
été retrouvés dans deux grottes du nord et
du sud de la Grande Terre par Pregill et ses collaborateurs (1994).
Il
est également connu à l’état sub-fossile
:
- d’Anguilla,
- d’Antigua,
- de Barbuda
- et de Grande-Terre (Pregill, 1992 ; Pregill et al., 1994). |
En
rouge : éteint.
Carte inspirée de l’ouvrage de BREUIL (2002)
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| DESCRIPTION |
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L'holotropide rocquet selon
Rochefort (1658) Planche de Reptiles du livre "Histoire
générale des Antilles ...)
© Bibliothèque Centrale M.N.H.N Paris 1999.
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Rochefort
(1658) en fait la description suivante :
«
Les Roquets son plus petits que les Anolis (améive)
; ils ont la peau de couleur de feuille morte, qui est marquée
de petits points jaunes, ou noirâtres. Ils sont portés
sur quatre pieds, dont ceux de devant sont assez hauts.
Ils ont les yeux étincelants et vifs au possible.
Ils tiennent toujours la tête élevée
en l’air, et ils sont si dispos qu’ils sautèlent
comme des oiseaux. Leur queue est tellement retroussée
sur le dos, qu’elle fait comme un cercle et demi.
»
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Breton,
par la suite, l’a décrit comme « un lézard
qui marche la queue retroussée » et qui marche la queue
dressée comme beaucoup de chiens. »
Enfin
Du Tertre (1667) nous dépeint cet animal comme suit
:
«
Ils ont tout au plus un pied de long & sont tous gris
; ils ont l’eschine fort aiguë, & picorée
de quelques tâchez noires ; ils portent la queüe
retroussée en arcade sur le dos, au lieu que tous les
autres portent la queüe traisnante à terre ; mais
elle ne fait pas un cercle & demy sur leur dos, comme
le sieur de Rochefort l’a écrit. »
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L'holotropide rocquet selon
Du Tertre (1667) Planche de Reptiles du livre "Histoire
générale des Isles habitées ...)
© Bibliothèque Centrale M.N.H.N Paris 1999. |
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| BIOLOGIE |
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Quelques traits comportementaux du roquet ont été évoqués
par le Père Du Tertre (1667) : "Ils
sont agiles, gaillards & font mille petites caracoles autour
de vous, jusqu’à venir manger les miettes qui vous
tombent des mains. Ils se fourrent aussi dans la terre, non pour
y pondre leurs œufs, comme les autres lézards mais pour
manger ceux des autres et des Tortües."
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| DATE
et CAUSES de la DISPARITION |
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Les facteurs ayant contribué à la disparition de l’holotropide
roquet sont divers :
- La
chasse dont ils ont été l’objet par les Français
comme l’attestent les écrits du Père Breton
(1647) : (…) « car leur graisse en est bonne pour
conserver les armes de la rouille ».
- Les
prédateurs introduits tels que les rats, les chiens et dans
certains cas la mangouste aurait selon Breuil (2002), contribué
à fragiliser ou éliminerles populations d’holotropides
roquet et d’améives de la Basse Terre et de la Grande
Terre.
- Les effets cumulés des 7 cyclones ayant ravagé la
Guadeloupe à la fin du XVIIème siècle et au
début du XVIIème :
•
Le 1aôut 1699
• Le 4-5 septembre 1713
• Le 31 octobre 1715
• Le 16 aôut 1742
• Le 29 aôut 1738
• Le 11 septembre 1740
• Le 9 aôut 1742
Ces
intempéries ont très durement touché Marie
Galante et le Petit cul de sac marin (Abenon, 1999). Leurs effets
(houle cyclonique principalement) ont des effets dévastateurs
sur les jeunes holotropides comme sur les jeunes améives
qui connaissent un taux de mortalité est élevé.
La houle cyclonique noie les nids et détruit la flore te
la faune dont ces deux espèces se nourrissent. A la houle
s’ajoute le vent. A terme, les effets conjugués de
ces deux facteurs ont conduit l’extinction des populations
micro-insulaire et littorale d’holotropides …et d’améives
(BREUIL 2002).
- Enfin,
l’empiètement toujours croissant de l’habitation
sur le littoral a engendré une fragmentation de l’habitat
et par conséquent une élimination des espèces
de ces milieux littoraux (BREUIL 2002).
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| Les
tropiduridés
Le genre Leiocephalus
désigne les holotropides rassemblent des lézards terrestres
endémiques des Antilles
Ils sont de
taille petite à moyenne et de couleur terne en général.
Vivant dans des milieux secs et sablonneux, ils s’enfuient
en courant avec la queue souvent repliée en arc de cercle
au-dessus du corps, posture caractéristique du genre (Evans
1953), d’où leur nom commun anglais de Curly tail («
queue en boucle »).
Les 2 espèces
d’holotropides que comptaient les Petites Antilles sont :
- Leiocephalus herminieri : l’holotropide de Lherminier
- Leiocephalus cf cuneus : l’holotropide rocquet
Toutes les autres
espèces de ce genre habitent les Grandes Antilles :
- à Cuba
:
Leiocephalus
carinatus (Gray 1827) Saw-scaled curlytail
Leiocephalus cubensis (Gray 1840) Cuban brown curlytail
Leiocephalus macropus (Cope 1862) Cuban side-blotched curlytail
Leiocephalus onaneyi (Garrido 1973) Giant anamo striped
curlytail
Leiocephalus raviceps (Cope 1862) Pallid curlytail
Leiocephalus strictigaster (Swartz 1959) Cuban striped
curlytail
- à
Hispaniola :
Leiocephalus
attavalensis (Noble et Hassle, 1933) Alto velo curlytail
Leiocephalus barahonensis (Smidt, 1921) Orange-bellied
curlytail
Leiocephalus endomychus (Swartz 1967) Hinche curlytail
Leiocephalus eremitus (Cope 1868) Navassa curlytail
Leiocephalus lunatus (Cochran 1934) Hispaniolan maskless
curlytail
Leiocephalus melanochlorus Tiburon curlytail
Leiocephalus personatus (Cope 1862) Hispaniolan masked
curlytail
Leiocephalus pratensis (Cochran 1928) Haitian striped curlytail
Leiocephalus rhutidina (Swartz 1979) Black-throated curlytail
Leiocephalus schreibersii (Gravenhorst 1837) Hispaniolan
khaki
Leiocephalus lineatus (Dunn 1920) Hispaniolan pale-bellied
curlytail
Leiocephalus vinculum (Cochran 1928) Gonave curlytail
- Aux Bahamas
:
Leiocephalus carinatus (Gray 1827) Saw scaled curlytail
Leiocephalus greenwayi (Barbour & Shrave 1935) East
Plena curlytail
Leiocephalus inaguae (Cochran 1931) Inagua curlytail
Leiocephalus loxogrammus (Cope 1887) San Salvador curlytail
Leiocephalus punctatus (Cochran 1931) Crooked-Acklins curlytail
Leiocephalus psammodromus (Barbour 1916) Turks and Caicos
curlytail
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