| SYSTÉMATIQUE |
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| INTRODUCTION |
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Les
troglodytes appartiennent au vaste ordre des passériformes
qui regroupe un peu plus de la moitié des espèces
d’oiseaux connus dans le monde.
Les
passériformes également appelés passereaux
sont des oiseaux percheurs présentant les caractéristiques
suivantes :
- un
bec corné dépourvu de cire ( = membrane qui recouvre
la base du bec de certains oiseaux)
- des tarses revêtues de petites écailles
- des tibias garnis de plumes jusqu’à l’articulation
tibio-tarsiennes
- les pieds à 4 doigts :
• 3 doigts dirigés vers l’avant
• et 1 dirigé vers l’arrière
Les
troglodytidés sont des passériformes non grégaires.
Ils présentent généralement une couleur brunâtre
barrée, tachetée, ou encore rayée de noir,
de blanc ou de brun plus foncé. Ils se caractérisent
en outre par :
- une
petite taille (entre 10 et 23 cm)
- un bec fin et pointu légèrement incurvé vers
le bas
- des ailes courtes et arrondies comportant 10 rémiges primaires
- une queue (d’habitude relevée) composée d’un
nombre variable de courtes rectrices (6, 10 ou 12)
- un chant puissant
Leur
régime alimentaire est insectivore mais peut s’agrémenter
de vers et autres petits invertébrés. Ces oiseaux
généralement sédentaires vivent dans des régions
boisées.
La
famille des troglodytidés comporte 16 genres où se
répartissent plus de 80 espèces.
Genres
présents aux Antilles :
- Ferminia
(endémique à l’île de Cuba)
- Et Troglodytes.
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| AIRE
de RÉPARTITION |
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Cet oiseau
possède dans les autres îles des Antilles une large amplitude
de répartition : il se rencontre en effet, des zones basses
et sèches de la forêt humide d’altitude. Les deux
sous espèces Troglodytes aedon martinicensis et Troglodytes
aedon guadeloupensis étaient, comme l’indique fort justement
leur dénomination spécifique, endémiques la première
à la Martinique, la seconde à la Guadeloupe.
En Guadeloupe,
selon J.C Roché (1969), H.G Savage et J.C Barlow (1978),
il serait présent en forêt d’altitude, en petites
colonies localisées.
On pouvait autrefois
le retrouver vivant à proximité des habitations, il
n’hésitait pas à placer son nid dans les cases
: le père Du Tertre racontait à ce sujet avoir vu
un spécimen qui faisait son nid dans une calebasse pendue
au-dessus de la table de l’un de ses amis. Dans les autres
îles, il niche plus volontiers dans les hangars, les maisons,
sous les avancées de toits, dans des infractuosités
diverses (murs, talus…)
Elles
ont toutes deux disparu relativement récemment. Il serait
possible d’en observer encore quelques couples dans des zones
forestières isolées…. Pourtant ce petit oiseau
était, au début de la colonisation très familier
et nichait jusque dans les cases. A cause de son chant harmonieux,
il fut improprement appelé « rossignol ». Le
père RP Du Tertre (1654) ne disait-il pas lui même
à ce propos : « C’est le seul de tous les oyseaux
que j’ay vu aux Indes qui ayt un beau ramage. ».
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| DESCRIPTION |
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Le troglodyte a la face supérieure brun barré
de noir. La face inférieure est elle, d’un blanc sale.
Sa longue queue relevée, sa petitesse et sa fine raie sourcilière
beige fauve en font un oiseau facilement reconnaissable. Les flancs
sont d’un brun fauve tout comme les plumes sous-caudales (sous
la queue), qui présentent également de petites tâches
blanches et noires. Les pattes, les pieds et la mandibule sont jaunâtres
à brun jaunâtre. |
| BIOLOGIE |
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Il se nourrit principalement de petits arthropodes (insectes, araignées
..).
La période de reproduction à l’instar des autres
sous espèces des Antilles s’étalait d’Avril
à Septembre voire plus tard.
La
ponte est généralement de 5 œufs blanc rosé,
piquetés de brun (maximum 6). La couvaison exclusivement
assurée par la femelle dure 15 jours en moyenne.
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| DATE
et CAUSES de la DISPARITION |
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Il semble bien qu’il se raréfia au cours du XIXème
siècle et disparut au début du XXème. Sans que
l’on puisse en rejeter toute la responsabilité sur la
mangouste celle-ci fut certainement un facteur important de cette
extinction, mais pas le seul. En effet, des sous espèces de
ce troglodyte existent toujours dans d’autres îles des
Antilles et l’état de son peuplement est très
variable.
Il
n’a pas été signalé en Guadeloupe depuis
1973 et est considéré comme éteint aujourd’hui.
A la
Dominique où la mangouste n’existe pas, le Troglodytes
musculus rufescens (LAURI) est commun dans toute l’île
; à Ste Lucie, où la mangouste est aussi abondante
qu’en Guadeloupe, le Troglodytes musculus mesoleneus, se trouve
localisé dans la partie Nord Est, aux alentours du Massif
de la Sorcière, et au niveau des talus littoraux secs entre
Lowet et Marquis. A St Vincent et à la Grenade où
la mangouste est peut être pas aussi abondante, mais constitue
un danger si réel pour la faune, que les reptiles terrestres
ont disparu, les 2 sous-espèces T. musculus musicus (St Vincent)
et T musculus grenadensis (Grenade), continuent à l’heure
actuelle à y être des oiseaux fort communs dans la
plupart des régions basses, particulièrement dans
les broussailles des ravines. (R. P Pinchon).
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