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TROGLODYTE Troglodytes aedon guadeloupensis (Vieillot 1809)
Introduction - Aire de Répartition - Description - Biologie - Date et Causes de Disparition

 

SYSTÉMATIQUE
Règne : Animal
Phylum : Cordés
Subphylum : Vertébrés
Classe : Oiseaux
Ordre : Passériformes
Famille : Certhiidés
Genre : Troglodytes
Espèce : Adon
Nom latin :
Troglodytes aedon guadeloupensis
Nom commun français :
Troglodytes familier, rossignol
Nom commun anglais :
House wren
Nom commun espagnol :
Chivirin saltapared
troglodita americano (Cuba)


INTRODUCTION


Les troglodytes appartiennent au vaste ordre des passériformes qui regroupe un peu plus de la moitié des espèces d’oiseaux connus dans le monde.

Les passériformes également appelés passereaux sont des oiseaux percheurs présentant les caractéristiques suivantes :

- un bec corné dépourvu de cire ( = membrane qui recouvre la base du bec de certains oiseaux)
- des tarses revêtues de petites écailles
- des tibias garnis de plumes jusqu’à l’articulation tibio-tarsiennes
- les pieds à 4 doigts :
• 3 doigts dirigés vers l’avant
• et 1 dirigé vers l’arrière

Les troglodytidés sont des passériformes non grégaires. Ils présentent généralement une couleur brunâtre barrée, tachetée, ou encore rayée de noir, de blanc ou de brun plus foncé. Ils se caractérisent en outre par :

- une petite taille (entre 10 et 23 cm)
- un bec fin et pointu légèrement incurvé vers le bas
- des ailes courtes et arrondies comportant 10 rémiges primaires
- une queue (d’habitude relevée) composée d’un nombre variable de courtes rectrices (6, 10 ou 12)
- un chant puissant

Leur régime alimentaire est insectivore mais peut s’agrémenter de vers et autres petits invertébrés. Ces oiseaux généralement sédentaires vivent dans des régions boisées.

La famille des troglodytidés comporte 16 genres où se répartissent plus de 80 espèces.

Genres présents aux Antilles :

- Ferminia (endémique à l’île de Cuba)
- Et Troglodytes.

 


AIRE de RÉPARTITION

Cet oiseau possède dans les autres îles des Antilles une large amplitude de répartition : il se rencontre en effet, des zones basses et sèches de la forêt humide d’altitude. Les deux sous espèces Troglodytes aedon martinicensis et Troglodytes aedon guadeloupensis étaient, comme l’indique fort justement leur dénomination spécifique, endémiques la première à la Martinique, la seconde à la Guadeloupe.

En Guadeloupe, selon J.C Roché (1969), H.G Savage et J.C Barlow (1978), il serait présent en forêt d’altitude, en petites colonies localisées.

On pouvait autrefois le retrouver vivant à proximité des habitations, il n’hésitait pas à placer son nid dans les cases : le père Du Tertre racontait à ce sujet avoir vu un spécimen qui faisait son nid dans une calebasse pendue au-dessus de la table de l’un de ses amis. Dans les autres îles, il niche plus volontiers dans les hangars, les maisons, sous les avancées de toits, dans des infractuosités diverses (murs, talus…)

Elles ont toutes deux disparu relativement récemment. Il serait possible d’en observer encore quelques couples dans des zones forestières isolées…. Pourtant ce petit oiseau était, au début de la colonisation très familier et nichait jusque dans les cases. A cause de son chant harmonieux, il fut improprement appelé « rossignol ». Le père RP Du Tertre (1654) ne disait-il pas lui même à ce propos : « C’est le seul de tous les oyseaux que j’ay vu aux Indes qui ayt un beau ramage. ».


DESCRIPTION

Le troglodyte a la face supérieure brun barré de noir. La face inférieure est elle, d’un blanc sale. Sa longue queue relevée, sa petitesse et sa fine raie sourcilière beige fauve en font un oiseau facilement reconnaissable. Les flancs sont d’un brun fauve tout comme les plumes sous-caudales (sous la queue), qui présentent également de petites tâches blanches et noires. Les pattes, les pieds et la mandibule sont jaunâtres à brun jaunâtre.

BIOLOGIE

Il se nourrit principalement de petits arthropodes (insectes, araignées ..).

La période de reproduction à l’instar des autres sous espèces des Antilles s’étalait d’Avril à Septembre voire plus tard.

La ponte est généralement de 5 œufs blanc rosé, piquetés de brun (maximum 6). La couvaison exclusivement assurée par la femelle dure 15 jours en moyenne.


DATE et CAUSES de la DISPARITION

Il semble bien qu’il se raréfia au cours du XIXème siècle et disparut au début du XXème. Sans que l’on puisse en rejeter toute la responsabilité sur la mangouste celle-ci fut certainement un facteur important de cette extinction, mais pas le seul. En effet, des sous espèces de ce troglodyte existent toujours dans d’autres îles des Antilles et l’état de son peuplement est très variable.

Il n’a pas été signalé en Guadeloupe depuis 1973 et est considéré comme éteint aujourd’hui.

A la Dominique où la mangouste n’existe pas, le Troglodytes musculus rufescens (LAURI) est commun dans toute l’île ; à Ste Lucie, où la mangouste est aussi abondante qu’en Guadeloupe, le Troglodytes musculus mesoleneus, se trouve localisé dans la partie Nord Est, aux alentours du Massif de la Sorcière, et au niveau des talus littoraux secs entre Lowet et Marquis. A St Vincent et à la Grenade où la mangouste est peut être pas aussi abondante, mais constitue un danger si réel pour la faune, que les reptiles terrestres ont disparu, les 2 sous-espèces T. musculus musicus (St Vincent) et T musculus grenadensis (Grenade), continuent à l’heure actuelle à y être des oiseaux fort communs dans la plupart des régions basses, particulièrement dans les broussailles des ravines. (R. P Pinchon).

 

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