C'est
un rythme à 2 temps qui présente la particularité d'être joué
différemment selon que l'on se trouve en Grande-Terre et à Baie-Mahault
(école Guy Conquet et Carnot) ou que l'on se trouve dans le
Nord Basse-Terre (léwoz indestwas de l’école Christèn
Aigle et Henri Délos).
Pour le premier léwoz, l'accentuation
est très forte sur les sons aigus du rythme et pour le second
sur ses sons graves et médium avec une atmosphère rythmique
plus fluide.
Le rythme léwoz a donné son nom
au rassemblement festif et populaire autour du tambour qui se
tenait tous les quinze jours (payes) aux alentours des habitations.
C'est sans doute sur ce rythme que les gens donnaient la pleine
mesure de leur talent. Rythme de référence du gwoka, il fait
l'unanimité au sein des habitués des swaré léwoz.
Léwoz o komandman
Le léwoz o komandman est une autre
forme de léwoz. Son développement chorégraphique le singularise
car à l'instar du quadrille il est dirigé par un commandeur
qui donne des instructions à 4 couples de danseurs.
Le léwoz o komandman est aujourd'hui
extrêmement rare.
Titres
de référence
Le répertoire gwoka comporte d'innombrable
léwoz. Anecdotes de la vie quotidienne avec le titre Asya
Asya. Hommage aux tambourinaires avec Bitasyon léwoz
pou tanbouyé. Faits sociaux avec mwen maré mwen maré
(Carnot). Et enfin des créations originales avec Bwa Mizé
(Michel Halley).
Les groupes Krey et Indestwaska, entre autres, ont aussi composé
des léwoz.