Ce
rythme a plusieurs appellations : padjanbel,
granjanbel, gwadjanbel.
Le mot djanbel se retrouve dans le lexique créole caribéen avec
des significations particulières (voir Instrument
/ Cousins de la Caraïbe et Références
/ Livres, Françoise Uri).
C'est un rythme en 3/4. Le seul de ce type dans le gwoka.
Il a un caractère guerrier et qui
est devenu très noble dans le gwoka et dans la pratique des
léwoz.Prestance, fière allure, classe, tout ce qui suppose la
noblesse et qui s'affranchit de la salissure, de l'esclavage,
de la terre, du viè nég, de l’alcool, de la débauche.
Le rythme de la mazurka martiniquaise
est très proche du padjanbel.
Histoire
A l'époque esclavagiste, plus que
pour les autres rythmes, le granjanbel correspondait à un moment
fort de la pratique du tambour dans et en dehors de la plantation.
Il permettait à tout un ensemble de personne de danser et de
chanter. C'est un rythme qui rassemblait les communautés, notamment
à l'époque des habitations sucrières.Il exprime le rassemblement
et la défense de son être face à la violence de l’esclavage.
Le fait d’être lié à la guerre
est certainementà l'origine de l’incompréhension du maître qui
pouvait en interdire la pratique.
Il semble aussi que le mot djanbel
renvoit à une divinité commune à de nombreux esclaves de la
caraïbe. Elle aurait été célébrée en Guadeloupe et dans la caraïbe
mais aurait perdu de sa signification pour être remplacée par
la swaré léwoz (voir Musique / Rythmes, léwoz).
Titres de référence
On retrouve rythme padjanbel dans
les enregistrements de Vélo (on chapo misié la té mandé mwen),
Carnot, Antoine Sopta, Guy Conquet et dans les éditions Célini
et Béville. Actuellement, il n'y a pas beaucoup de création
autour du padjanbel.
Voir cd des groupes Krey et Poukoutan.
Titre de référence : Jou wouvè mété mako dèwo.