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 Références / Glossaire  

 

GLOSSAIRE
(par Joby Bourguignon)

Le travail de recherche en ethnomusicologie de Joby Bourguignon sur les pratiques cultuelles dans le gwoka s’est basé sur les écrits existants à travers le monde de la genèse de notre espace culturel afro-caribéen ainsi que de la rencontre sur le terrain de personnalités du Gwoka.
Les mots et expressions ainsi que leurs définitions sont tirés de l’environnement culturel gwoka actuel. L’orthographe créole utilisée est celle proposée par Hector Poullet et Sylvianne Telchid.
La difficulté de la langue créole dans le fait qu’un mot détient plusieurs sens dès lors que l’on souhaite exprimer une idée est un point sur lequel nous nous sommes attachés. D’autre part, les différences au niveau de la prononciation d’un mot que nous constatons au niveau de régions de l’île (souvent proches) nous font parfois penser à quelque chose d’autre et qui aurait une histoire différente.
Comprendre le mot et la chose est un des éléments important de la transcription. JB.

A
Akiyo.
Groupe de la filiation des Mas a Senjan.
Il se différencie par l’apport instrumental de contre basse dans l’ensemble rythmique.
Alé liron alé.
En français : vas y mon luron.
Appel du chanteur à libérer l’énergie des choristes et musiciens lors d’un moment musical intense.
An ka paséw lavwa.
Phrase dite par un chanteur demandant à un autre chanteur de l’assemblée de poursuive la mélodie en cours ou alors reprendre une autre mélodie.
B
Balansé.

Aller de droite à gauche au rythme du tambour.
Terme usité plus particulièrement pour le rythme Woulé.
Bamboula.
- Réunion festive d’esclaves d’une même habitation.
- Petit tambour
- « L’accompagnement musical [ de la danse à laquelle se livrent les esclaves ] est simple : deux tambours faits de bois creux et de peau de mouton ou de chèvre ; quand leur caisse est relativement basse, on les appelle des « bamboulas » ». (François Girod : La Vie quotidienne de la société créole. Saint Domingue au 18ème siècle).
- Terme usité en Guadeloupe jusque vers 1911.
Banjoguita.
Chœur basé sur un chant par homorythmie.
Le texte est souvent une succession d’onomatopées.
Barik.
Tonneau.
Bat pyé.
Les premières danses décrites au 18ème siècle indiquent que le cercle de danseurs et danseuses frappaient en alternance leurs pieds au rythme du tambour. (cf Père Labat/Dutertre)
Bay chabon.
Donner plus de vigueur dans le jeu. (Appel du chanteur pour dynamiser les musiciens).
Bay lavwa.
Donner de la voix. (Appel du chanteur pour dynamiser les chœurs).
Bèlè.
Le bèlè qui vient du Bel Air est un genre musical composé de plusieurs types musicaux: les bèlè de travail, les bèlé de divertissement, les bèlè pour veillées mortuaires...
Le tambour bèlè est originaire du Dahomay (actuellement Bénin).
Son appellation primitive était djouba, nom conservé encore en Haïti.
Contrairement à l’idée répandue, le Bèlè fait partie intégrante de la culture Guadeloupéenne. Son expression pouvait encore être perçue jusqu’à la fin des années 1960 dans la zone géographique de la cote sous le vent. Cf : rythmes particuliers du sud.
Basse-Terre ainsi que certaines pratiques des Grands Fonds (autres propos recueillis auprès de Hilaire Francisque danseur et chorégraphe etc.)…
Le Bel Air ou Bèlè est présent dans la caraïbe partout ou les conditions historiques et économiques étaient les suivantes : 1) Présence française. 2) Plantation de café ou de cacao.
Exemple de chanson type à la Nouvelle Orléans et dont la structure et les modalités du contenu se retrouvent dans nos îles : Madame Caba in George Cable (1886).
Madame Caba, tiyon vous tombe,
Madame Caba, en sortant dibal,
Michie Zizi, cet in vaillan nomme.
Michie Zizi, cet in vaillan nomme.
Wa-ya, ya-ya-ya, tiyon vous tombe!
Wo-wo, wo-wo, tiyon vous tombe!
Wa-wa, wa-wa, tiyon vous tombe!
Wo-wo, wo-wo, tiyon vous tombe!
Wo-wo-wo-wo-wo-wo, tiyon vous temble!
Wa-ya, wa-ya-ya-ya, tiyon vous tombe!

Le “tignon” était un turban de couleurs chatoyantes portée par les femmes créoles et mulâtresses. “Madame Caba”, un chant populaire, se réfère à un tignon qui tombe, tignon qui n’est rien d’autre que l’expression de la tentation d’une femme au regard de l’amour charnelle face aux conventions et à la morale du moment. Quand le tignon tombe, c’est le symbole que Madame Caba a perdu sa vertu.
Bènaden.
Danse au baton. Un des maîtres actuel est Lin Kanfren de l’île de Marie-Galante.
La danse consiste à toucher la bouche de son adversaire au rythme de la musique ceci, sous l’œil vigilant de l’arbitre qui tient une torche.
Bòdé.
Moment festif.
Bòdé apiyé.
Moment festif intense.
Bouko.
Tonneau sans fond.
Boukoussou.
Type de veillée dédiée aux contes. L’univers musical y est omniprésent.
Boula.
- Instrument rythmique de base du gwoka. Membranophone (tambour) muni d’une membrane en vibration par frappement direct. Tambour femelle. Sa forme actuelle se précise entre 1832 et 1848.
- Notification du rythme de base du tambour rythmique dans tous les types de rythmes de Guadeloupe.
- Se dit aussi bula dans les pays hispanophones de la caraïbe
Boula guèl.
Chœur basé sur un chant par homorythmie. Le texte est souvent une succession d’onomatopées donnant l’impression de reprendre la base du boula. Spécifique aux veillées.
Boula ron.
Jeu rythmique soutenu en Toumblack et Graj.
Boulayè/Boulayen.
Musicien rythmique dans le gwoka.
BWABAN.
Maître boulayè de la Grande - Terre. (Décédé).
Bwa fouyé.
Type de fabrication du tambour dans les premiers temps de l’esclavage. Le bois utilisé étant le Kankonnyé ou Konkongné que l’on dit trouver dans les hauteurs de Capesterre Belle-Eau.
C
Calinda.
La Calinda était une danse présente de la Louisiane à Saint-Domingue en passant par les Antilles françaises donc Guadeloupe, emmenée par les esclaves de la côte ouest de l’Afrique.
Considérée comme indécente, elle fut officiellement bannie en 1843 mais continua à être présente de manière informelle plusieurs années après.
Une version plus récente (fin du 19ème siècle, début du 20ème siècle)de la Calinda était dansée par des hommes uniquement. Elle avait un style plus dépouillé ou les hommes brandissaient des bâtons simulant des coups de feu en sautant au dessus de bouteilles d’eau. Le danseur qui renversait une goutte d’eau des bouteilles était banni du lieu de la représentation. A la fin, la Calinda devient une performance de plus en plus lascive.
CARNOT.
Moleon Jernidier, maître incontesté du Léwòz.
Aussi appelé CHACHA.
CHABEN.
(Germain Calixte), maître du chant populaire dans le Nord Grande - Terre.
Chacha.
Idiophone par secouement.
Deux formes de chacha typiquement propre aux Antilles françaises : le chacha en calebasse et celui en métal, confectionné à partir d’un tube en fer blanc.Le chacha en calebasse se réalise à partir d’une calebasse évidée et séchée, que l’on remplit de grains très résistants ‘graines l’église’ ou ‘toloman’ ou parfois de petit plomb.
Chaltouné.
Espèce de torche.
Chanterelle.
En 1840, selon M Schœlcher, a chaque atelier est attaché un chanteur ou une chanterelle qui, placé derrière les travailleurs et appuyé sur le manche de la houe, fait entendre quelques airs d’un rythme cadencé, dont les autres répètent le refrain.
Chéri lavwa ban mwen.
Donner plus de vie (vigueur) aux chœurs.
Congo.
Se dit d’une danse généralement issue du culte Congo.
Convoi.
« Mot emprunté à la langue maritime qui explique une réunion ayant pour but de s’entraider dans toutes les situations de la vie et d’assister à leurs funérailles ». (Ballet 1899).
Counjaille.
Un des airs populaires de Guadeloupe «Counjaille O Counjaille etc...) atteste de la présence Congo dans le pays. Ce terme indique une danse du rite Congo dont les traces partent de Guadeloupe et Saint-Domingue en 1807/1809 au moment ou des groupes ethniques se déplacent de ces pays vers la Nouvelle Orléans pour fuir les guerres napoléoniennes.
Au même titre que la bamboula, la Calinda, le Chacta etc... , ces danses se sont pratiquées de la Guyane à la Nouvelle Orléans en passant par Saint Domingue et toutes les Antilles françaises.
Etant considérée comme étant indécente, la «Place Congo» en Nouvelle Orléans à été interdite en 1843. (Interdiction suivie dans toute la caraïbe donnant plus de force à l’Edit de mars 1685, enregistré par le Conseil Souverain de Saint-Domingue le 6 mai 1687 sous l’appellation de Code Noir).
Art. 16. Défendons pareillement aux esclaves appartenant à différents maîtres, de s’attrouper le jour ou la nuit, sous prétexte de noces ou autrement, soit chez l’un de leurs maîtres, ou ailleurs, et encore moins dans les grands chemins, ou lieux écartés, à peine de punitions corporelles, qui ne pourra être moindre que du fouet, et de la fleur de lys ; et en cas de fréquentes récidives, et autres circonstances aggravantes, pourront être punis de mort : ce que nous laissons à l’arbitrage des juges : enjoignons à tous nos sujets de courir sus aux contrevenants, de les arrêter, et de les conduire en prison, bien qu’ils ne soient point officiers, et qu’il n’y ait contre eux aucun décret.
Art. 17. Les maîtres qui seront convaincus d’avoir permis ou toléré telles assemblées, composées d’autres esclaves que de ceux qui leurs appartiennent, seront condamnés, en leurs propres et privés noms, de réparer tout le dommage qui aura été fait à leurs voisins, à l’occasion desdites assemblées, et en dix livres d’amende pour la première fois, et au double, en cas de récidive.
Il est important de précisez que dans la langue créole le mot représente plusieurs choses: Le même mot désigne la musique, la danse, la rencontre communautaire etc...
D
Dansè.
Le danseur ou la danseuse.
Douelle.
Petite douve d’un tonneau. Lame de bois formant le corps du tonneau.
Dwel.
Voir Douelle.
F
Fonsyè.
Vient du mot «fonçailles» dans le vieux français et qui signifie pièces du fond du tonneau.
Position centrale de l’espace de frappe. Les notes jouées sur le fonsyè sont les plus graves.
G
Graj.
Rythme du gwoka.
Danse de travail. Très certainement issue du Bel Air.
Granjanbel.
Voir Janbel.
Grap a Congo.
Cérémonie spécifique aux Guadeloupéens d’origine congolaise venus en Guadeloupe après la libération de l’esclavage en 1848 (à partir de 1857).
Toutefois les traces de la culture congo étant antérieure (dès le début de l’esclavage).
Cette cérémonie se déroule dans les hauteurs de Capesterre Belle-Eau le 1er novembre fête de la Toussaint.
La particularité de ce rituel dédié aux ancêtres est intéressante pour la Guadeloupe dans la mesure ou il reprend une partie du rituel Congo que l’on retrouve dans toute la Caraïbe.
Le centre du rituel est représenté par une divinité/ancêtre dont les attributs sont inclus dans une bouteille contenant du rhum et dans laquelle trempe une branche de «Konkongnon» arbre aux qualités mystiques que, certainement par déformation linguistique on nomme aussi «Kankonnyé» dans la même région de Capesterre Belle Eau.
Les danseuses vêtues de rouge en début de cérémonie se revêtent de blanc quand le moment est venu de répandre le liquide mystique sur le groupe aux alentours.
Gwoka.
Terme générique indiquant l’instrument, la musique et la danse de Guadeloupe.
Les mélodies sont généralement construites sur le mode pentatonique.
Nom donné aussi au boula.
Gwoka modèn.
Nom donné au courant musical initié par Gérard Lockel sur une base harmonique modale et atonale.
Une confusion sémantique perpétue l’utilisation de ce terme désignant un courant musical précis et le même mot qui dans la langue créole indique la modernité, la contemporanéité.
Gwotanbou.
Nom donné aussi au boula.
Terme générique indiquant l’instrument.
H
Hélé.
Crier.
I
Indestwas (yonn dé twa).
Se dit de l’organisation des reprises dans la musique léwòz.
Les reprises se jouent de la manière suivante : 1, 1-2, 1-2-3.
J
Ja. (Ti Ja).
Petite jarre appelée aussi Kannèt (canette). Utilisée pour modifier la sonorité du tambour.
Instrument utilisé par Carnot et qui remonte aux pratiques du musicales du 19ème siècle (documents de l’université de Cornell datant de 1886).
Janbel.
Rythme du gwoka.
Danse de travail.
A l’origine la première description répertoriée de Guadeloupe est le Guiambel. Cf écrits de Ballet.
En faisant à un texte de chansons datant de 1947 le mot est clairement exprimé.
Janbel manman, janmé vwè bitasyion kon si la
Madanm ka komandé, Missié ka komandé
Janbel manman
Gérè ka komandé, Kolon ka komandé

Joua.
Musicien.
K
Ka.
Autre nom donné au tambour. Première utilisation du mot par Lafcadio Earn.
Cette terminologie est aussi utilisée à :
Cuba : Ka
Puerto Rico : Kua
Haïti : Ka tabou
Saint Thomas : Ka
Kabolo.
Expression du désordre dans le jeu du tambour et employée souvent par Guy Konkèt.
Kabrit.
Chèvre.
KAFE.
Edouard IGNOLE, concepteur, auteur, compositeur d’une approche musicale exploitant des sonorité instrumentales contemporaines.
Kaladja.
Rythme du gwoka.
Danse d’amour.
Kalennda.
(voir Calinda).
Kankonnyé.
Nom vernaculaire donné à un arbre de la région forestière de Capesterre Belle-Eau servant à la fabrication des fûts de tambours (Bois Fouyé). Aussi dénommé Konkongnon.
Kannida.
(Voir Calinda). Détournement linguistique du mot Calinda (cf. Père Labat).
Klé.
Clés du tambour servant à accorder l’instrument. Elles ont généralement la forme de chevilles en bois.
Kòd.
Cordes, cordage du tambour. Anciennement le cordage était fabriqué avec la plante nommée Karata (agave) ou avec une «liane molle» ou enfin du «bois de lorin»...
Kòf.
Le corps du tambour constitué par un baril.
Kondyo (La Reine Kondyo).
Reine Mythique de l’univers gwoka.
Elle nous renvoie à la notion de Nasyon, Sosyété etc.…
D’autres Reines ont marqués notre environnement comme La Reine Tin’Dé et la Reine d’Angol que l’on retrouve dans de nombreux chants gwoka.
Kònn a lambi.
Aérophone.
Le Strombus gigas est un mollusque peuplant les mers chaudes et que l’on trouve dans les Iles Francophones de la Caraïbe sous le nom local de ‘Kònn a Lambi’. Ce gros coquillage vidé a une fonction particulière, Il se transforme en aérophone après avoir percé la base de sa spirale. Cet instrument fut jadis un élément clé dans la lutte des Nègres-Marrons, il pouvait selon un code précis, annoncer l’attaque, le rassemblement, le danger, la mort. De
nos jours l’usage de cet instrument se retrouve dans la pratique des musiques à Mas (carnaval).
Un travail de recherche sur l’instrument est effectué par Martial RANCE.
KRISTEN (Kristen AIGLE).
Maître inconstesté du léwòz du Nord Basse - Terre. (Décédé).
L
Lakou.
Regroupement de plusieurs ménages ou familles sur une grande habitation. Résidence du hougan ou de la mambo dans le culte vaudou.
La même organisation sociale se retrouve dans la périphérie des villes de Guadeloupe. cf. lakou Selbonn à Pointe à Pitre ou naît les Mas à Sen Jan et dont la personne la plus âgée sert de lien social (man Paulette).
Larèl.
Direction.
Lavandé.
Entrer dans la danse. Pas du quadrille.
Lavwé.
Voix.
Léwòz.
- Rythme du Gwoka.
- Danse d’incantation du rituel Congo. Mouvements amples.
- Soirée dédiée au tambour.
Terminologie dans la caraïbe : Larose (Dominique, Trinidad, Nouvelle Orléans) ; Léro (Puerto Rico, Saint Domingue) ; Les Rosiers (Sainte Lucie) ; Lewa (Haïti) ; Léròl (Guyane).
« au 18ème siècle, la ré appropriation faite par les esclaves du panthéon de l’église catholique apostolique et romaine est réelle et certains tambours dédiés à des cérémonies étaient secrètement baptisés du nom de saint catholiques. Dans une de ces cérémonies, le plus gros tambour (tambour mère) était dédié à Sainte Rose, le marqueur (tambour père) à Saint Isidor/Isador et le boula (le petit) à Saint Antoine. » in Our Island Culture de Lennox Honychurch.
Faisant partie des expressions du culte Congo, au niveau de la symbolique mystique des roses, il est plus que probable que le mot Léwòz qui dans sa graphie française s’écrit Lérose qui, lui, provient de « les Roses ». Le culte à la Vierge Marie des Roses, à Notre Dame du Rosaire etc.… dans l’exploitation du panthéon catholique ou ces personnages déifiés ayant les attributs de Oshun dans la Santéria qui se nomme Vierge du cuivre à Cuba, Erzilie Wéda dans le Vaudou Haïtien, Mamiwata dans le Vaudou Béninois et, Manmandlo dans notre univers créole, indique très certainement un lien entre notre pratique actuelle du Léwòz et cet espace d’expression cultuel en soulignant toutefois que cette expression est devenue profane de nos jours.
Léwoz au Komandman.
Type de léwòz ayant l’organisation de la contre danse européenne avec uniquement des instruments de percussion comme base rythmique.
Se dit aussi Léwòz Maçon.
Son cycle de jeu : Figures imposées (Léwòz, Léwòz Maçon, Kaladja, Woulé) ; Figures libres (Toumblack, Graj, Toumblack).
Similaire à la TUMBA FRANCESA jouée à Santiago de Cuba.
LOCKEL Gérard.
Initiateur et théoricien du concept de Gwoka Moden’.
Lokans.
Bonne modulation, puissance de la voix.
LOYSON Robert.
Le plus grand Griot de l’univers gwoka.
Le chanteur et compositeur le plus visionnaire. (Décédé).
M
Majò.
Major. Maître mayoleur.
Makè.
- Instrument d’improvisation de base du gwoka. Membranophone (tambour) muni d’une membrane en vibration par frappement direct. Tambour mâle.
- Notification du rythme de base du tambour soliste dans tous les types de rythmes de Guadeloupe.
Mas.
Vient du mot masque, masquerade, mascarade.
Mas a Kongo.
Expression du folklore indiquant un type de représentation carnavalesque issu du rite Congo.
Mayolès.
Danse au bâton dont l’origine part très certainement des représentations de la Calinda. ( Se pratique aujourd’hui dans l’est de la Grande Terre- Le Moule notamment.
Mendé.(Menndé)
Rythme du gwoka. A l’origine, selon les dires de CARNOT, Kristen AIGLE, ce rythme n’existait pas tel qu’il est exploité de nos jours. Le mot nommait une soirée, cérémonie spécifique, organisée par une sosyété/nasyon et ou se jouait différents rythmes de menndé.
Danse avec masque.
N
Napoléon MAGLOIRE dit Napo.
Maître du chant gwoka.
Nasyon.
Regroupement ethnique. Confrérie secrète. Sosyété. (Père Labat - RP Dutertre etc...).
O
Ouvè laronn.
Littéralement : ouvrir la ronde. Se dit à l’assemblée pour donner plus d’espace d’expression au danseur.
P
Pajanbel.
Voir Janbel.
Palé (fè tanbou palé).
Donner au tambour une sonorité cosmique dont les effets se répercutent dans l’assemblée.
Pilé Kako.
Jeu de la tradition guadeloupéenne qui se pratique avec des pierres au rythme d’une chanson. La technique consiste à se passer les pierres entre six partenaires tant que le chanteur n’a pas demandé de jouer à «l’anglaise».
R
Rèpriz.
Frappe ou groupe de frappes pour relancer le rythme.
Rara.
Crécelle. Idiophone par raclement.
Répondè.
Choriste utilisant la technique du chant responsorial.
René PERRIN.
Chanteur le plus complet de l’univers gwoka. Veillées et Léwòz.
Ronron.
Jeu pratiqué par les esclaves et qui consistait à montrer du doigt la direction contraire qu’indiquait le meneur de jeu. Si on se trompait de sens, on recevait un coup de ceinture.
S
Santiman Ka.
Expression originale de l’univers du gwoka contemporain initiée par Edouard Ignol dit KAFE.
Sèk.
Cerclage des pièces du tonneau.
Senjan.
Rythme spécifique au carnaval populaire (Mas) issu de la conurbation pointoise, plus particulièrement du Fond Laugier.
Ce rythme porte le nom de l’instigateur d’une de ces mascarades. Sa base rythmique est proche du Mendé.
Etant actuellement une référence patrimoniale pour de nombreux groupes de carnaval, il faut cependant le différencié des rythmes d’autres groupes comme ceux de Zaro, Konkon, Mokafa etc.…
Ce rythme est une ré appropriation de rythmes issus de l’héritage afro-amérindien. Il se retrouve en Colombie, Venezuela, Trinidad etc.… (culte de SHANGO).
Sirena.
L’épreuve physique consistant à soulever une très grosse pierre.
Sisuit.
Rythme basé sur la notation musicale 6/8.
Siyak.
Cet instrument est confectionné à partir de trois nœuds de bambou, le nœud du centre est strié de rainures en vis-à-vis à l’aide de deux ustensiles qui se rapprochent de la fourchette de table ou d’un peigne afro. Le musicien raclera les parties rainurées après avoir placé une extrémité de l’instrument sur un mur par exemple et l’autre extrémité reposera sur son ventre, cette position lui permet d’immobiliser son instrument.
Solo.
Improvisation du marqueur (Makè).
SOSSO (Man).
Maîtresse de l’organisation et danseuse importante dans l’univers du léwòz à Jabrun Baie-Mahault. Mère de Guy Conquette.
Sosyété.
Voir Nasyon.
Sovévayan.
Jeu traditionnel de Guadeloupe consistant à mesurer sa force en luttant contre différents adversaires.
Swaré Léwoz.
Voir Léwòz
T
Takout.
Rythme initié par le groupe TAKOUTA qui dans la fin des années 70 a initié une vision de la percussion guadeloupéenne plus poly rythmique. initiateur: Ady Gatoux, Michel Halley, Jocelyn Hubel, Jean-Claude Sabine dit Marso, Camphrein dit Wisteng etc...
Tanbou.
Autre nom de l’Instrument rythmique de base du gwoka. Membranophone (tambour) muni d’une membrane en vibration par frappement direct.
Tanbou a dé bonda.
Membranophone muni de deux membranes mises en vibration par frappement directe ou indirecte.
Par détournement linguistique, se dit d’une personne qui change de parole en fonction des évènements.
Tanbou di bas.
Tambour Basque. Tambourin.
Tanbou o lwen tini bon son.
Le tambour a un très bon son en l’écoutant de loin. Se dit généralement à l’attention de musiciens non performants dont les fautes de jeu ne s’entendent pas dans l’ensemble musical dès lors que le morceau est entendu à distance.
Tam Tam.
Nom générique donné au tambour au 18ème siècle.
Tibwa.
Idiophone par frappement. (Claves). Il tire son origine de la présence d’éléments de l’ethnie ‘Adja-Ewé’ aux Antilles françaises. Ceux-ci venaient des régions du Congo Togo, Dahomey, plus principalement des régions côtières de l’Afrique de l’ouest.
Tim Tim Bwa Sèk.
Terme utilisé pour lancer et relancer l’attention du public par le conteur.
Tirènn LORAN.
Chanteur traditionnel important de la région des Abymes et des Grands Fonds.
Triyang.
Triangle. Idiophone par frappement.
Toumblack.
Danse d’amour à caractère convulsif.
V
Valkata.
Charivari.
Véyé.
Rencontre communautaire qui peut prendre plusieurs aspects (Contes, mortalité etc.…).
VELO.
Marcel Lollia, percussionniste ayant transcender l’univers du gwoka. Il peut être considéré comme étant le maître spirituel du jeu gwoka contemporain.
Vodou.
Contrairement à ce qui se dit, le vodou à bien existé en Guadeloupe et fait partie intégrante du culte « Congo » sinon nous serions les seuls dans la région à ne pas avoir reçu cet apport culturel avant et après l’abolition de l’esclavage en 1848.
Notre mythologie en atteste. Les traces subsistent encore dans notre culture (exploitation des feuillages en bains, prières aux saints et saintes du panthéon catholique, mythes et traditions populaires etc...).
Manmandlo est la représentation créole de Mamiwata (la mère de l’eau) du Bénin.
Vokal.
Chant.
Voukoum.
Bruit.
Mouvement culturel de la Basse Terre.
Regroupement communautaire lors d’une mortalité.
W
Wabap.
Onomatopée marquant la fin d’un morceau.
Waké lanmen.
Frapper les mains au rythme du tambour.
Woulé.
Rythme du gwoka.
Valse piquée saccadée appelée aussi « Ballon ».
Wonn.
Ronde. Cercle virtuel autour duquel se placent les participants, de part et d’autre des musiciens, lors d’une soirée dédiée à la musique.
Z
Zanma.
Terme usité dans le domaine de la coupe de canne mais qui est aussi utilisé comme expression signifiant «montage». Le «montage étant considéré comme une protection mystique, amulette, faite de feuillages aux vertus protectrices. Le joueur portant cette amulette lors de ses représentations musicales. Terme utilisé par Carnot mais que l’on retrouve aussi chez d’autres musiciens.
Zel a ravèt.
Nom vernaculaire donné à une liane fine qui tressée servait de cordage pour les tambours.
Zizipan.
Jeu traditionnel de Guadeloupe.
Se joue en particulier dans la zone des Grands Fonds.
Ce jeu se joue avec une tige de bois (parfois un coutelas) que le meneur anime de bas en haut au rythme de la musique. Les joueurs passant la main sous la tige en mouvement. Le but est de ne pas se faire frapper.
Zoban.
Créolisation du français « hauban ». Terme indiquant le cordage attachant la peau sur le tonneau.

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