CACAO

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La culture du cacao est pratiquée tardivement dans les Antilles françaises.

César de Rochefort signale le cacao dans "la province de Guatimala, près de la neuve Espagne", comme un fruit très renommé dans toute l'Amérique, "principal ingrédient qui entre en la composition de la Chocolate, ou Chocolat" mais plus un remède qu'une boisson. Il indique la présence d'un pied dans l'île de Sainte-Croix en 1649.

Les Français ont commencé à le cultiver à la Martinique vers 1660, mais comme Labat l'écrit : "…le Cacao n'étoit pas une Marchandise d'un bon débit en France, parce que le Chocolat n'y étoit pas fort en usage et qu'il étoit chargé de très gros droits d'entrée".


cueillette du cacao

cabosse

 

En Guadeloupe, c'est seulement sous l'administration du gouverneur du Poyet et de l'intendant Lanarge (1727-1734) que la culture commence à se répandre dans la colonie. Elle est associée au café car elle utilise le même terroir. En 1720 on recense 3 650 "arbres à cacau", ce chiffre atteint 450 000 arbres trente ans plus tard. Les cacaoyères couvrent 190 hectares en 1781, 178 ha en 1790, 73 ha en 1818.

La culture du cacao n'est jamais pratiquée en Guadeloupe sur une grande échelle, l'essentiel de la production est toujours assuré par les petits habitants.

Elle devient importante dans les premières décennies et dans la seconde moitié du XIXe siècle, encouragée par les primes aux cultures secondaires. Mais, seuls les planteurs les plus importants en tirent bénéfice.

Entre 1900 et 1927, la moyenne des exportations varient de 1 000 à 2 000 tonnes par an avec en 1919 un pic de 1 930 tonnes.

Le cyclone de 1928, la baisse des prix due à l'essor des plantations africaines et américaines et la maladie dite "balai de sorcière" ou "Witch Broom", rendent le cacao moins attrayant pour les planteurs.

Le Conseil général essaye de protéger la production locale en maintenant la surtaxe sur les importations de cacao en provenance du Brésil mais n'emporte pas l'appui du gouvernement.

En 1949, l'exportation des fèves de cacao est de 68 tonnes, elle remonte péniblement à plus de 200 tonnes en 1953, régresse irrémédiablement et disparaît comme culture commerciale en 1968.

La production alimentait aussi deux petites chocolateries dont la chocolaterie Saint-Charles de Gourbeyre. Celles-ci ont fermé avec la disparition de cette culture.


séchage du café et du cacao à Gourbeyre

Pistes pédagogiques

Donnez les raisons pour lesquelles le cacao fut cultivé tardivement dans les Antilles françaises.

Quelles catégories d'agriculteurs pratiquent cette culture et pourquoi ?

Quelles sont les raisons qui aboutissent à sa disparition ?

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